
Canaries,
Tenerife, La Palma, Lanzarote, etc...
Gran Canaria, Lanzarote, Tenerife, La Palma, La Gomera...
Fuerteventura et El Hierro sont les seules îles des "Îles Fortunées" que nous n'avons pas visitées.
Même si l'archipel se localise avec précision dans une région bien délimitée et peu éparse (490 km est-ouest et 170 km nord-sud), chaque île a son propre caractère et son originalité, qui la différencie de ses voisines.
Cependant, on y retrouve des traits généraux qui donnent son identité à l'archipel, comme le climat, les genèses géologiques et les paysages qui en résultent, une histoire commune assez forte qui s'est transcrite dans une culture propre, enfin des habitats suffisamment particuliers pour que l'on parle d'architecture canarienne.
Dans cette page, on n'évoquera que quelques traits communs à trois îles, Tenerife (juin 2008 et octobre 2017), La Palma (janvier 2017) et Lanzarote (mars 2010 et novembre 2015).



La Palma
Lanzarote
Tenerife
Parce qu'il fallait bien faire des choix, ce seront d'une part les traces volcaniques et la beauté des paysages (parfois l'un expliquant l'autre), et d'autre part le pittoresque de l'habitat.
Canaries,
paysages façonnés par l'activité volcanique
Où que l'on aille, les traces de l'activité volcanique sont partout.
Les paysages qui en témoignent, souvent d'une grande beauté, sont extrêmement divers, depuis les sommets élevés, les cratères, les caldeiras, jusqu'aux falaises ou aux langues de lave de bord de mer.
Pour une approche scientifique, on peut notamment consulter la thèse de Raphaël PARIS soutenue le 18 décembre 2002, intitulée "Rythme de construction et de destruction des édifices volcaniques de point chaud : l'exemple des Iles Canaries (Espagne)".
Pour quelques exemples
de paysages volcaniques,
voir le diaporama ci-dessous.

Les énormes falaises (jusqu'à 600 mètres de haut) de Los Gigantes au sud-ouest de l'île sont un autre témoignage de l'origine volcanique de l'île. Elles protègent une plage policée, organisée, mais dont le sable noir colle à la peau, emplit les chaussures et marque les tissus.

A Timanfaya, un cratère. Au loin un bus, dont les touristes confinés sont interdits de sortie sur le parcours extrêmement et très justement protégé.

La lave a créé des chenaux dans lesquels l'océan s'engouffre dans sa violente majesté, repoussant à d'autres périodes plus sereines l'attrait des piscines dans le roc d'ébène.

Les énormes falaises (jusqu'à 600 mètres de haut) de Los Gigantes au sud-ouest de l'île sont un autre témoignage de l'origine volcanique de l'île. Elles protègent une plage policée, organisée, mais dont le sable noir colle à la peau, emplit les chaussures et marque les tissus.
Pittoresque de l'habitat canarien : quelques exemples
Pour quelques exemples
de l'habitat et de l'achitecture canariens,
voir le diaporama ci-dessous.




... et bien d'autres attraits
des Canaries
C'est l'archipel des maigres pluies, des douceurs semi-tropicales qui se font souvent torrides, des alizés qui assèchent encore le relief et les pentes abruptes.

Au nord de La Palma

Sur les flancs du Teide à Tenerife
Le pin canarien, variété endémique aux branches d'une grande densité d'aiguilles se tend vers les moindres effluves humides.
Particulièrement majestueux et fourni comme plumeau de hussard au nord de La Palma.
Les bananeraies y ont été adaptées avec succès (voir ici à La Palma).
C'est la variété Cavendish, introduite par le français Sabin Berthelot en 1855, alors qu'il était consul de France à Santa Cruz de Tenerife.
Mais comme pour d'autres productions, l'irrigation est nécessaire, même si elle reste limitée par nature.
Et point de salut sans la désalinisation de l'eau de mer (maintenant surtout par le procédé de l'osmose inverse) pour la subsistance des populations, mais aussi le confort des touristes nombreux.


En quelques endroits choisis, la mosaïque aléatoire des marais salants s'exploite encore.


Janubio, au sud-ouest de Lanzarote


Au sud-ouest de La Palma
Les pentes les moins arides s'organisent en terrasses de culture, parsemées de palmiers vivaces.
Parfois comme à La Palma, le voile délicat des amandiers en fleur éblouit discrètement les devers montagneux, quand vient le précoce printemps.



Les succulentes, les figuiers de barbarie, les épineux de toutes sortes y sont dans leur élément et rivalisent, par-dessus leurs dards hirsutes de floraisons rares et intenses (comme au "Jardin de cactus" de Lanzarote).



Jusqu'à la vigne, dont chaque cep à Lanzarote dans la région de la Geria, au fond de son petit entonnoir de lave parfois protégé par une murette semi-circulaire, tente de collecter la moindre humidité et se protège des vents.
Le précieux nectar n'atteint cependant pas la renommée du madère voisin ou du porto.


Pendant qu'ailleurs, l'oeil perçant et oblique des cormorans ou des mouettes se préoccupe exclusivement des reflets argentés sous la vague.
Ils basculent par dessus les rouleaux turquoise empanachés d'écume, qui tentent en vain de fracasser la lave noire. Et qui font le régal au nord-ouest de Lanzarote, des surfeurs du monde entier.


Près de El Golfo sur la côte ouest de Lanzarote




